SNACOPVA

Le débat a déjà commencé

samedi 6 octobre 2007 par André Bargues

Dernièrement sur le site orchestres.net a eu lieu un débat sur la situation des orchestres. De nombreuses réactions ont suivi et c’est très sain pour notre métier. Nous vous proposons ici l’article de Stéphane Biamont, qui à déclenché ces réactions ainsi que la réponse de Guy Sellier, secrétaire général adjoint du snacopva. Faire état ici de ces deux lettres sur notre site à pour but de porter leur teneur à la connaissance de nos adhérents. L’objectif étant de susciter des réactions qui ne manqueront pas de remonter au cours du colloque du 23 octobre. Ne manquez pas de réagir à votre tour dans le forum.

Lettre de Stéphane Biamont

"Monsieur le Président,

Madame la Ministre de la Culture,

Je suis mandataire, chef d’orchestre de bal de village, je voudrais faire une proposition simple, claire, rapide dans le but d’encadrer et solutionner nos problèmes. Une réunion est prévue le 23 Octobre prochain à la SACEM en présence du syndicat (SNACOPVA) et du Ministère de la culture. Cependant votre regard et bienveillance sur le sujet permettrait me semble t’il de faire avancer les choses qui depuis 40 ans restent en l’état.

’QUELLE VIE DANS NOS VILLAGES DEMAIN ? Traditionnellement, la fête au village était le moment de célébration de l’identité collective et d’appartenance à la communauté villageoise. Elle était organisée le jour de la fête du Saint auquel était dédicacé la paroisse et l’église. Si ce mode de célébration persiste, sa forme a évolué : elle est devenue un moment de sociabilité festive vécu sur le mode associatif. On fait vivre ou on fait revivre le village en organisant des brocantes et des barbecues.

Dans cette évolution, la fête au village change de statut, sa fonction est bien davantage de créer de la chaleur dans les relations que de cimenter la cohésion du groupe, elle est plus conviviale qu’identitaire.’ Daniel BODSON, Docteur en sociologie, chargé de cours à l’U.C.L.

Aussi, nous les acteurs de ces traditions, nous avons besoin de :

1) REDEFINIR LE STATUT DU MANDATAIRE, CHEF d’ORCHESTRE vis-à-vis des musiciens (ex : besoin de faire appliquer des conventions collectives, un règlement intérieur, pour faire travailler un orchestre composé de musiciens).

2) RENDRE OBLIGATOIRE LA FACTURATION de notre spectacle via des sociétés de Productions de spectacles, pour que nos organisateurs occasionnels deviennent enfin des clients et plus des employeurs occasionnels. Passer par une entreprise, garantie le montage des installations, la sécurité du public et des musiciens, la qualité du spectacle. Cela existe déjà pour des concerts d’artistes (ex : Patrick FIORI, Jean jacques GOLDMAN etc.)

A ce jour, Le chef d’orchestre fait monter du matériel (Structure, Son, Eclairage) par des musiciens dans un village, soit : 1 semi remorque de matériel, alors qu’on impose à des sociétés de locations de matériel un label pour le faire ? Un mandataire ne peut pas faire employer des techniciens habilités, etc… C’est fou et inconscient !!!

Stéphane Biamont

Réponse de Guy Sellier

Bonjour

Nos adhérents s’insurgent sur l’initiative de S. BIAMONT qui aurait au moins pu échanger sur les avantages et les inconvénients avant de prendre l’initiative d’agir en solitaire auprès du Président de la République. On voudrait tuer 80% des orchestres que l’on ne s’y prendrait pas mieux. Faire passer les chefs d’orchestre en structure commerciale est un suicide qui va tout droit dans les aspirations de politiques et du MEDEF. Croire au protectionnisme des Producteurs et une utopie. Il y a belle lurette que les producteurs ont limité leur recours aux orchestres. Cela fermerait la porte a bien des formations qui n’appartiendraient pas à ’l’Ecurie’ et donnerait priorité aux moins exigeants à commencer par ceux de la Belgique (cadre de référence de Mr BIAMONT) qui passent la frontière sans charge. A l’opposé des vedettes citées par le rédacteur de cet article nous pouvons en citer plein d’autres qui à part une section rythmique Française prennent tout le reste à l’étranger dont un grand orchestre ’Européen’.

Economiquement la proposition n’est pas viable et engendre un surcoût pour l’organisateur (la TVA). Par ailleurs la structure aurait à faire face à des charges, impôts et taxes que se répercuteraient sur la facturation et que ne supportent pas nos employeurs occasionnels aujourd’hui. Si nous rejoignons Mr BIAMONT dans son constat, nous n’optons pas pour généraliser ses solutions. Il a certainement des capacités financières à injecter pour se faire plaisir et faire vivre une structure déficitaire. Il n’est pas novateur en la matière, certains de nos ainés célèbres sont passés par là à une époque bien plus florissante et ont préféré revenir au statut actuel. Aucun des syndicats qui suivent au quotidien les débats, participent aux travaux avec les administrations n’abondent dans ce sens. Toutefois aujourd’hui rien ne s’oppose à ce que Mr BIAMONT fasse vivre son projet en prenant une licence de spectacle et un registre du commerce dont la première conséquence sera de prévoir 2 à 3000 €uros d’honoraires pour un comptable !!!!!

Chers collègues avant de jouer les électrons libres avec de telles propositions au plus haut niveau, rapprochez vous d’acteurs qui ont déjà étudié les tenants et les aboutissants.’


Forum

  • Le débat a déjà commencé
    8 novembre 2007, par skool dance
    Je voudrais simplement apporter mon coup de gueule contre tous ceux qui critiquent les syndicats (musiciens et organisateurs)et en générale ce sont toujours le mêmes,les blackos.Mais attention la roue tourne,et parfois on est content de ce rapprocher d’un syndicat pour connaitre la vrai réglementation du travail d’un musicien.Combien n’utilisent pas les feuilles de mandat et de présence,et ne font pas de contrat (pas vue pas pris), mais chacun sait que cela peut couter cher. Alors,responsable de l’URSSAF et Inspection du travail allez au boulot. Bravo pour la journée du 23 OCTOBRE 2007, nous verrons par la suite ce que cela vas donner.
    • Le débat a déjà commencé
      8 janvier 2008, par ed
      je ne supporte ni les syndicats ni les syndicalistes ! dans tous les metiers c’est la meme chose et pourtant, à la base les syndicats ont été créé a juste titre mais maintenant c’est n’ importe quoi ! bougez vous le derrière plutot que de raler et peut etre vous commencerez a a savoir ce qu’est travailler ! je ne dis pas que vous ne travaillez pas mais plus aucun d’entre vous ne le fait dans le bon sens, c’est chacun pour sa gueule ça me deprime !
    • Le débat a déjà commencé,
      7 février 2008, par André Bargues

      Bonjour Ed,

      si vous n’êtes pas convaincus de l’utilité des syndicats et si vous n’avez aucune notion sur leur histoire et leurs conquêtes, si vous pensez que le salarié peut se défendre seul, en toutes circonstances, à arme égale avec son employeur alors ne revenez plus sur ce site ni sur aucun autre c’est du temps perdu pour vous et pour nous.

      Si vous êtes salarié et que vous êtes attentif à votre rémunération, si vous êtes aujourd’hui couvert par un régime d’assurance maladie, un régime de retraite, si vous pouvez profiter de congés payés, réglé en espèces ou en temps de repos indemnisé, si un jour vous êtes sans travail et qu’une indemnité vient compenser votre perte de salaire, etc…. et que vous continuez de pensez que tous ces acquis sont peu de chose à vos yeux, vraiment ne revenez plus.

      Si tout cela vous indiffère, un conseil : négocier votre travail au noir, prenez votre argent et ne demandez rien a personne,mais surtout n’ayez jamais besoin de qui que ce soit vous risqueriez d’attendre longtemps. Quoique, ll y aura toujours quelqu’un pour vous tendre la main, quelqu’un qui ne sera pas rancunier et qui aimera toujours venir en aide quelque soit la personne et je serais peut-être de ceux-là… on ne se refait pas.

      J’ai attendu un peu avant de vous répondre pour voir si des réactions arrivaient, mais rien, l’indifférence… je le regrette car vous avez eu au moins le courage de vos opinions et je vous en félicite. Un débat sur l’utilité des syndicats serait le bienvenu en ces temps difficiles.

      Maintenant je ne peux pas laisser passer votre réflexion sur les syndicalistes qui ne se bougent pas le derrière, où alors adressez-vous directement à eux si vous en voyez ici ! j’espère seulement que vous avez des cas concrets sinon cette affirmation gratuite est une diffamation.

      Sachez cependant, et pour ne défendre que notre syndicat, nous sommes élus par nos adhérents,nous sommes bénévoles, et nous passons de longues journées à la défense de notre métier. Nous essayons d’être le plus disponibles possible ( en ce qui me concerne c’est l’équivalent de deux jours par semaine, pour notre secrétaire (élu et bénévole aussi) c’est tous les jours et pour les membres de la Commission exécutive (même statut) c’est autant de fois que nécessaire par semaine. Tout ceci en continuant de faire notre métier de musicien car nous sommes toujours en activité comme vous ne le savez peut-être pas.

      Mais vous avez un service à nous rendre, vous pouvez adhérer à un syndicat qui vous est proche (s’il en existe encore) et ainsi participer aux travaux de celui-ci. C’est toujours un travail de groupe et en Assemblée Générale vous votez pour vos représentants, vous définissez la ligne de conduite et les objectif pour l’année.

      Mais encore faut-il avoir l’esprit collectif et avoir conscience de l’intérêt général ce que j’espère vous n’avez pas encore banni de vos valeurs.

      merci de continuer le débat, syndicalement et musicalement vôtre

      andré bargues président du Snacopva

  • Le débat a déjà commencé
    7 novembre 2007, par black boy

    Bonjour, Une réaction par rapport au métier : des mandataires qui connaissent les aboutissants de leur fonction, il y en a très peu… Entre les semi-chefs d’entreprise, les irresponsables…

    Je pense qu’une formation s’impose lorsque l’on devient chef ou responsable d’une équipe.

    On parle de Mandat, de feuille de présence : à quoi ça sert ???

    pourquoi s’emmmerder alors que ça fonctionne très bien sans ???

    Si quelqu’un a des réponses je suis preneur Musicalement Black Boy

    • Le débat a déjà commencé
      8 novembre 2007, par Guy SELLIER secrétaire général adjoint du SNACOPVA
      Coluche avait une histoire dans laquelle il disait "tant que je gagne je joue !!!". Pour reprendre un terme "blackboyois" tant qu’on n’est pas em….. on ne se pose pas de question et par conséquent, pas de mandat, pas de feuille de présence et parfois même pas de contrat. Le jour où on est pris en défaut sur la règlementation ou parfois tout simplement en conflit avec un musicien qui revendique ses droits,on cherche d’autres types de "blackboys" (hommes en noir) ZORRO représentant syndical ou un avocat, mais c’est plus cher qu’une cotisation syndicale. A travers les bulletins réguliers (+ infos pour le SNACOPVA) les syndicats professionnels ont aussi un rôle de formation
    • Le débat a déjà commencé le 28/03/08 par baloche
      28 mars 2008

      bonjour, malgre le guichet unique il y a encore beaucoup trop de bureaucratie . De plue en plus d’employeurs me demandent une facture, ce que je ne peux pas faire puisque étant musicien intermittent . Tout cela profite aux discomobiles qui ont pratiquement anéanti les orchestres du moins dans certaines régions . J’ai bénéficié et je bénéficie toujours du statut d’intermittent du spectacle depuis 20 ans mais malgré ça, je serai trés heureux qu’il soit complètement supprimé car si nous touchons le fond c’est bien en grande partie à cause de ce système qui a des effets pervers ireversibles . Nous sommes 10 fois trop nombreux car beaucoup sont rentrés dans la profession non pas par passion mais pour profiter du système par tous les moyens . C’est à celui qui trichera le plus . Le seul moyen d’assainir la profession est que nous puissions vivre dignement et uniquement avec nos cachets sans l’aide de l’assistanat qui est, je le répète en grande partie la cause de nos problèmes . Il faudra aussi régler le problème des amateurs qui s’en donnent à coeur joie (travail non déclaré). Il faudrait que le métier soit réservé uniquement aux professionnels . Ceci dit je tire le chapeau aux responsables du syndicat car ça ne doit pas être facile pour vous, vu vos engagements, à trouver du travail .

      Cordialement

    • Le débat a déjà commencé le 28/03/08 par baloche
      26 août 2011, par Tracee
      Bonjour, decouvre le site internet intéressant surtout vos contenu. elle y’a autant plus le website casinos en ligne . Votre travail s’avère être propre bonne change

SNACOPVA CFE CGC

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75008 Paris
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Télécopie : 01 55 30 69 00
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