Convention collective du spectacle vivant
mercredi 28 novembre 2007 par André Bargues
Mercredi 28 novembre se réunit la CMP plénière (Commission mixte paritaire) afin de négocier la convention collective du spectacle vivant (privé).
Ce secteur concerne aussi le secteur du spectacle occasionnel qui jusqu’à maintenant n’est pas couvert totalement par une convention collective.
Les négociations en cours, ouvertes depuis 2006, connaissent certaines difficultés dans les travaux notamment liées à la méthodologie. La réunion de ce jour devrait permettre de cadrer ce sujet.
Les professionnels sont impatients d’aboutir et nous pourrons voir ainsi si le projet d’annexe bal proposé par le Snam et le Snacopva sera adopté. Ce serait une avancée intéressante pour notre secteur jusqu’ici délaissé par les conventions collectives. Il est particulièrement innovant car il s’intéresse notamment aux problèmes des répétitions et des techniciens du spectacle exerçant dans le milieu occasionnel.
Nous mettons en ligne ce projet d’annexe bal, il sera accompagné prochainement de commentaires afin d’expliquer ces propositions.
N’hésitez pas à réagir en répondant à cet article, cela nous aidera à mieux répondre à vos interrogations.
Forum
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Convention collective du spectacle vivant5 décembre 2007, par Toublanc OlivierBonjour, je suis musicien dans une formation professionnelle qui joue pour des mariages, casinos, etc, donc en théorie des employeurs privés du spectacle vivant je suis donc concerné directement par l’annexe fournie ici. Si j’en crois les propositions situées dans cette annexe, les cachets actuels de 12h (censés inclure les répétitions, le montage/démontage du matériel lors de la soirée et la prestation) passeront à 4h. J’en déduis donc que je devrai trouver 3 fois plus de prestations par an (soit à peu près 129 prestations). Pensez vous qu’UN SEUL artiste musicien, chanteur ou technicien soit en mesure d’obtenir son statut d’intermittent dans de telles conditions ? Et comment des syndicats censés défendre le métier et l’emploi du spectacle vivant pourraient-ils accepter de telles dispositions ? Merci de me répondre. Je ne vous cache pas que la majorité de mes collègues attendent une réponse. Cordialement Olivier Toublanc
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Convention collective du spectacle vivant6 décembre 2007, par André Bargues
bonjour,
merci de poser cette question qui me permet de clarifier la notion de service et de cachet.
Il faut savoir qu’un cachet quel que soit le nombre d’heures effectuées sur scène sera toujours équivalent à 12 heures pour les ouvertures de droits (assédic notamment) et même à 16 heures pour les droit sécu.
Quand on parle de service, on pense au nombre d’heures de travail sur scène et dans le cas du projet de l’annexe bal, le service de 4 heures équivaut à une prestation sur scène de 4 heures. En général de 22h à 2h du matin mais c’est un exemple.
C’est pour cela que nous fixons dans le projet une rémunération minimale sur cette base de 4 h. de service.
Si l’employeur nous demande une prestation plus longue il devra proposé un salaire plus élevé. En effet, il n’est pas juste de proposer un salaire minimal pour 6 heures de bal consécutives.
Donc rassurez-vous un cachet sera toujours égal à 12h. pour l’ouverture de vos droits assédic.
Nous proposons également dans l’annexe la prise en compte des répétitions car actuellement, lorsque vous répétez en semaine dans l’orchestre, il n’y a aucun lien avec un employeur réel, donc pas de prise en compte des heures de travail ni de salaire correspondant. Il y a donc un vide juridique important que nous souhaitons combler par ces conventions collectives.
Ce n’est pas gagné d’avance !!
André Bargues
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Convention collective du spectacle vivant25 février 2008, par André Bargues
Serge,
Quand on parle de service, on parle de séance au cours de laquelle les artistes se produisent. Il faut donc préciser dans ce cas les horaires de ces séances donc la durée du service.
Dans toutes les conventions collectives du spectacle on retrouve cette notion de service et il convient dans les textes de définir les durée minimales à partir desquelles sont calculés les salaires correspondants.
Par ailleurs, ce service est assimilé à un cachet afin de valider une équivalence en heure pour l’ouverture de droits auprès des Assédic mais aussi auprès de la CPAM.
Cette équivalence en heures n’est pas décidée dans les conventions collectives, il convient aux organismes concernés d’en décider.
De toute façon la déclaration en cachet n’est pas remise en cause.
Je ne vois pas dans ce projet de menace sur la notion de cachet.
Une version plus récente de l’annexe bal sera bientôt mise en ligne. Il n’y a pas à ce jour de version définitive, nous continuons à travailler sur ces textes qui nous semblent indispensables pour l’avenir de la profession dans ce secteur d’activité.
André Bargues Président du Snacopva
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