SNACOPVA

à vos claviers

vendredi 20 février 2009 par la rédaction

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Forum

  • les taureaux tuent…………………….
    23 juillet 2009, par stephane B.

    le saviez vous ?

    Dans le 34 nouvelle directive du prefet de l’herault (confirmé par le 1 er adjoint de la ville de vendargues ce jour) 2 jours d’orchestres consécutifs puis 1 jour sans orchestre.

    Je suis allé voir le résultat hier soir étant off :

    Personne dans le village, personne devant le bar ou la terrasse du cafetier, personne devant les "baraques à frites"… et pour cause : que des taureaux lachés pendant 4h dans les rues du village avec les risques qu’on sait !!!

    trop de taureaux tue les taureaux !!!

    le préfet laisse faire çà ???? statistiquement il va y a voir des morts et bien plus qu’avec un orchestre….sur 4 heures

    Je pense qu’il y a URGENCE, pouvons nous via le syndicat défendre le fait qu’on met en danger notr e profession à enlever des jours "d’orchestres"… sans parler des penas (GUSO ? ou RICARD à BALLON ?)

    il n’y a aucune économie de faites..pire les subventiosn sont réduites..donc on tire encore ver s le bas !!!

    André au secours !!!

  • Quel beau métier que celui que l’on fait ! Mais peut-on encore parler de métier ?
    20 février 2009

    Nostalgie ? Coup de gueule ? Exaspération ? Ras le bol ? ……

    Cà fait plus de 40 ans , presque 45 ans ! Que de chemin parcouru , de bonheur partagé , de rencontres , de convivialité , de peines et de chagrin aussi pour celles et ceux déjà partis , toujours trop tôt , ceux laissés sur le bord du chemin ….mais

    Quel beau métier que celui que l’on fait ! Moi j’en suis un privilégié . Métier ? Je lui dois TOUT ! Mais peut-on encore parler de métier ?

    Un métier , où depuis 20 ans au moins , nous sommes devenus plus que jamais des CHOMEURS PROFESSIONNELS ! Peut-on appeler çà un METIER ? Professionnels de l’Intermittence du Spectacle , quel beau métier ! Et ne croyez surtout pas que je crache dans la soupe , certes non , car moi aussi j ‘ai profité du système !

    Mais le système n’a engendré que des turpitudes , des magouilles …..et nous en faisons tous les frais aujourd’hui , et ce d’ailleurs pour beaucoup d’entre vous plus que moi , car je suis en pré-retraite .

    Comment en est-on arrivé là ? Soyons pragmatique . Dans les années 70 , début des années 80 , il y avait grosso modo , 80 à 100 Orchestres dans tout le sud – de l’Atlantique aux Alpes . Nous faisions entre 150 à 200 dates par an . On travaillait jusqu’à 3 jours par semaine l’HIVER !!!! si , si . Puis les Assedic sont arrivées …. Une embellie disaient certains . Aujourd’hui fossoyeur de notre avenir .

    Mais pourquoi les Assedic ? Pas pour le plaisir de les utiliser ! non ! simplement parce que la profession commençait à connaître des difficultés . ( disco mobiles , beaucoup moins de travail l’hiver , engouement des nouvelles générations pour les boites de nuit ….. ) Et donc au moment même de ces difficultés , pour manque de travail , les Assedic permettaient de survivre , mais indirectement , permettaient aussi la création d’orchestres , alors qu ‘ il aurait fallu que ce soit tout le contraire !!!!!!

    Toutes les semaines , il y en a un , qui monte son orchestre ! Pour commencer , il brade les prix ! il tire toute la profession vers le bas , puis , s’il prend un peu d’envergure , il critique ceux qui arrivent et qui reproduisent le même schéma que lui ! La boite de Pandore est ouverte . Les orchestres ont commencé à pousser comme des champignons !( pour mémoire , il y a 15 ans, il fallait 63 cachets pour avoir droit à un dossier ! aujourd’hui il en faut 43 et tout le monde sait combien il est difficile pour les obtenir , verbe que je préfère à avoir )

    Croyez vous que sans les Assedic , on verrait autant d’orchestre se constituer ! évidemment non , à moins d’avoir une petite fortune , et quand bien même , pour remplir le calendrier , bonjour ……

    Bref ! aujourd’hui il y a 200 orchestres et 100 dates à se partager , caricatural certes , mais combien vrai et vérifiable tous les jours. Les musiciens en arrivent à se prostituer pour faire un cachet , dans les bars ,les campings l’été , l’hiver . On joue 2 , 3 jours et on en déclare 1 , à tour de rôle .Ou bien on joue pour payer le montant des charges sans salaire effectif ) –Et donc ce système engendre une perte de cotisations pour les régimes sociaux , ces régimes à qui l’on a l’impudence d’aller réclamer un DÛ ,en manifestant . On veut avoir des indemnités , mais en ne payant pas ce que l’on devrait payer . Il n’y a plus assez de boulot pour tous et notre nombre ne cesse de grandir , cherchez l’erreur . Sans les Assedic , 80 % des orchestres n’existeraient plus aujourd’hui !

    Je ne prétends pas être un saint , pas d’auréole , juste un mec normal , mais qui a , par le passé , prouvé qu’il se battait pour défendre une Profession .

    Avec quelques autres , nous avons créé l ‘ AMM ( Association des Musiciens du Midi ) .Nous avons organisé une bonne dizaine de Manifs à PARIS ! sous les fenêtres du MEDEF , nous avons été rejoins par les gens du théâtre , de la danse , de la musique classique…Nous avons proposé une CARTE PROFESSIONNELLE , et là , nous n’avons pas été suivi , et nous avons tout arrêté , car pour nous il fallait mettre de l’ordre dans la profession . Nous nous sommes battus pour défendre une profession et non pas pour un statut ! Grande est la différence . Mais maintenant trop c’est trop .

    Comment peut-on travailler à 20 personnes pour 3 800 € TCC ? voire moins …. Comment peut-on cautionner par notre silence, et donc accepter que des personnels de grosses formations , n’aient pas toutes leurs dates déclarées ?

    Doit on jouer les gendarmes , alors que notre société , encourage sournoisement tous les systèmes D dans toutes les couches sociales et dans toutes les professions ? C’est tous ensemble que nous devons y répondre .

    Je ne vais pas énumérer ici toutes les doléances qui me sont rapportées , il y en a beaucoup trop ! Ce « métier » n’a plus d’éthique . ( cf. sur le site Orchestres.net le courrier du trésorier de Thézan les Béziers ) Il n’a plus de repères , on y fait tout et n’importe quoi . Y a t-il des solutions ?

    Je me suis permis de proposer il y a quelques temps au SNACOPVA , d’adopter un nouveau concept .Faire en sorte que pour créer un orchestre ,une commission , représentative de la profession , donne son aval pour une telle création .Pourquoi ? tout simplement parce qu’il n ‘y a plus de place pour survivre dans cette profession , on ne peut pas raisonnablement accepter que des personnes se lancent dans cette voie , alors qu’elle est déficitaire et qu’elle ne survit que par perfusion « assedicale » .

    Conception « fascisante » m’a – t-on dit à une certaine époque ! De quel droit empêcherais –tu des personnes de pratiquer la profession qu’ils choisissent ? - De la volonté affichée , que je ne souhaite pas que le corps crée l’organe ! à savoir que c’est bien le système , qui par le biais des Assedic , crée l’inflation de musiciens , comédiens , danseurs ,etc…..car ils savent qu’ils pourront vivre ou plutôt survivre des Assedic et non de leur métier .Et c’est bien là le problème. Ne pas le voir , n’est qu’ hypocrisie .

    La solution radicale serait de revoir complètement le régime Assedic ! De repartir à zéro , avant que les pouvoirs publics , ne nous mettent sur le même schéma que les autres pays Européens .( Espagne , Angleterre ..) Car ne vous y trompez pas , c’est l’Europe qui va bientôt décider .

    Pensez à toutes celles et ceux qu’on licencie toutes les semaines dans les entrprises , au nom du fric .Croyez vous qu’au sein même des centrales syndicales , ils vont continuer à se battre pour nous , pour que nous conservions un statut de privilégiés ! alors que des milliers de personnes sont remerciés tous les jours ?

    Que faut-il faire ? Faire des propositions raisonnables , viables , avec un cahier des charges , des propositions où on témoignerait de notre volonté d’ assainir notre profession , avec une Ethique , une crédibilité de comportement , des pistes pour créer de l’emploi .Et dites vous bien qu’il n’y aura plus de place pour tout le monde .

    Voilà par exemple ce qu’il nous faudrait proposer aux élus , ministre de la culture et autres , au lieu de nous mobiliser seulement pour préserver le statut de chômeur .Soyons courageux. Montrons que nous avons la volonté de réussir une mutation de nos professions et que nous ne sommes pas seulement que des assistés .

    Je sais aussi parfaitement ,qu’il faudrait englober dans nos discussions , les télévisions , le cinéma… mais c’est encore un autre débat , très lourd , qui pèse des millions d’euros !!!!

    De toute manière , il va bien falloir tôt ou tard regarder les choses en face . Je pense qu’il n’y a plus d’avenir possible pour au moins 70 % des orchestres ! Terrible constat .

    J’espère avoir tort . Je souhaite du fond du cœur avoir tort . Ce métier m’a tellement donné . Voilà en vrac quelques constations qui ne feront sûrement pas plaisir à tout le monde , mais j’ai souvent eu la faiblesse de croire qu’il faut se parler , se dire les choses sans avoir la prétention de détenir LA vérité , mais , peut-être , un petit bout de vérité .De chercher à construire un avenir pour cette profession , donner du sens à une démarche positive , de donner aux Pouvoirs Publics , le sentiment de notre volonté de participer à la Culture , aux traditions de notre Pays .

    Il y aurait tellement à dire encore …… Merci pour votre attention

    Cordialement Christian

    • Quel beau métier que celui que l’on fait ! Mais peut-on encore parler de métier ?
      21 septembre 2009, par orchestre musette
      D’accord avec toi, mais pourquoi nous avons de moins en moins de contrat, la réalité je l’ai encore vécu dimanche 20/09/09. Pour une prestation à 2 musiciens, de 380€, l’organisateur doit en régler le double, oui, je dis bien le double, en charge sociale (guso) à la SACEM, et j’en passe. L’organisateur lui même m’ai dit que ce n’étais plus possible. Donc s.v.p. ARRETEZ VOS TAXES de tous genres, c’est la mort des orchestres et des associations.Respectueusement
    • Quel beau métier que celui que l’on fait ! Mais peut-on encore parler de métier ?
      12 octobre 2009, par Dominique Cagé
      Comment mieux résumer ce métier ? Du moins ce qu’il aurait dû rester….Peut-être retrouvera-t-il ses valeurs ?
    • Quel beau métier que celui que l’on fait ! Mais peut-on encore parler de métier ?
      17 décembre 2009, par ChrisArt

      Bonjour Christian et amis lecteurs Et surtout merci à toi Christian pour, à l’invite du SNACOPVA, t’être mis à ton clavier et nous donné tes observations. J’aimerais y donner une suite et reprendre tes observations : Ainsi tu disais : << Comment en est-on arrivé là ? Soyons pragmatique . Dans les années 70 , début des années 80 , il y avait grosso modo , 80 à 100 Orchestres dans tout le sud – de l’Atlantique aux Alpes . Nous faisions entre 150 à 200 dates par an . On travaillait jusqu’à 3 jours par semaine l’HIVER !!!! si , si . Puis les Assedic sont arrivées …. Une embellie disaient certains . Aujourd’hui fossoyeur de notre avenir .>> Certes ce n’est pas faux mais il aussi faudrait rajouter des éléments : Le progrès technique : En 70 80 on n’avait pas encore inventé les synthétiseurs. Le pianiste jouait sur un orgue (Hammond ou autre) voire sur un piano Fender ou Wurlitzer. Dans les années 80 on sort les premiers séquenceurs et les années 90 ont vulgarisé l’usage de l’ordinateur individuel et ses développements en musique. Autrement dit jusqu’aux années 70 / 80 pour avoir un orchestre le chef d’orchestre rassemblait les compétences de musiciens humains. Pour celà il fallait organiser des répétitions pour produire un travail collectif de qualité. Les talents individuels s’ajoutaient pour réaliser une oeuvre : La "FORMATION" la bien nommée. Aujourd’hui la compétition implique que seuls ceux qui maitrisent l’arsenal technologique des années 2000 s’en sortent. Adieu batteurs bassistes ensembles de cuivres qui ont rempli notre jeunesse. Seuls les solistes de qualité peuvent tirer leur épingle du jeu en se passant des musiciens d’accompagnement. Alors on joue sur séquenceurs voire sur bande orchestre et je le constate de plus en plus on joue en Play Back total ( à savoir le soliste joue sur son propre enregistrement réalisé à la maison sur ordinateur). L’autre solution des uns, cet autretueur de musicien et d’orchestre et donc de Chef d’orchestre digne de ce nom c’est l’ARRANGEUR. Et je cite ces tueurs : Le tyros Yamaha, Le PA2XPro de Korg. Les progrès de ces outils sont allucinants. Et donc reconnaissons ici, dans ces colonnes, que tous les orchestres rétros jouent sur arrangeur et constatons que les orchestres ont fondu. Maintenant le métier de chef d’orchestre disparait avec celui de musicien en même temps qu’en apparait un autre celui de pilote d’arrangeur. Une sorte de virus du métier ou de Sida. Je sais que je ne me fais pas des amis pour le coup ! Jadis nos orchestres, je ne vous l’apprend pas, comptaient une section rythmique (batteur, bassiste,guitariste ; pianiste) suivant la taille de l’orchestre une section cuivre de 2 à autant qu’on veut ) et idem pour le plateau chant. Bon je ne m’étalerai pas davantage. Donc, cher ami Christian, je suis d’accord avec toi sur le fait que l’Intermittence telle que nous l’avons connue a été un pousse au crime. Mais ce que je décris est vrai aussi. Si nous faisons la somme de tous ces constats nous avons : Chômage ambiant + progrès technologique + Intermittence = Concurrence. Ensuite Cette concurrence est devenue déloyale lorsque notre "Marché du travail" a été livré en pâture par la désertion des services de régulation et de contrôle de l’Etat n’est venu perturber pour assainir la relation de l’offre et la demande. D’autant que malgré quelques rares conventions de lutte contre le travail illégal, menée ici par le SNACOPVA, ici par le SNAM, ou par le SAMUP, etc … aucune plainte déposée n’a été portée à ma connaissance. Ou alors ces dernières sont restées trop confidentielles. Donc, convenons que chacun en déduise que si les professionnels ou leurs délégations ne portent pas "Plainte en Justice" c’est qu’il n’y a pas matière. Et pourtant ! Ce n’est pas le cas ! Nous le savons bien !

      Je ne vois qu’une solution (avant qu’il ne soit trop tard) c’est que nos syndicats associent leurs efforts dans une action commune. Mon idée consisterait à réaliser une partie du travail en amont des services de l’Etat. Et que dit-on à grand renfort d’annonce ils commenceraient à peine à mettre à développer maintenant que le mal est fait : Déficit des caisses sociales et évasion fiscales. Cette action, que j’espère des syndicats professionnels consisterait à partager la connaissance qu’ils ont du "Marché du Travail" qui nourrit ses membres. En observant l’offre et la demande en la rassemblant dans un espace commun géré par les syndicats professionnels et transmis aux autorités par nos organisations. Fêtes vôtives, concerts, mariages, thé dansants, ect… Appliquer la même règle pour tous ou disparaitre ! Je ne vois que ça ! Et vous ? Bon ! J’arrête là ! J’espère qu’on pourra échanger là dessus !

      un autre Christian

SNACOPVA CFE CGC

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